Les jardins

Le plan du parc dessiné dans la pure tradition des jardins à la française de Versailles s’ordonne autour de plusieurs jardins d’usage et d’ornement :

Potager, boulingrin, quinconce, verger, cour de l’orangerie, jardin de fleurs et de buis, jardins d’eau, arboretum, parc forestier, disposés de part et d’autre du canal et le long de la rivière Thouet. Ils sont ponctués de constructions : orangerie, ménagerie, glacière, colombier, pavillon, puits…

La cour de l'orangerie

La Cour de l’Orangerie, où l’on utilise encore des techniques horticoles du XVIIIe siècle, est espace clos de murs où l’on dispose, à la belle saison, des plants d’agrumes pour la plupart originaires d’Asie du sud-est, et des plantes gélives, principalement d’origine méditerranéenne. L’Orangerie est un bâtiment composé principalement d’une pièce d’environ 220 m² ( la salle des Orangers) ou sont abrités à la saison froide l’ensemble des végétaux. La collection de plants d’agrumes en caisses ou en vases, une cinquantaine de 17 variétés différentes, est d’ores et déjà très remarquable. Une fois enrichie des sujets actuellement en culture en pépinière, elle présentera un intérêt et une richesse uniques en France.

L’ordonnancement des caisses dites « Versailles » et des vases d’Anduze est effectué selon les canons classiques (un plant d’agrumes succédant à une plante odoriférante ou décorative) autour des quatre carrés bordés de buis. Les parterres sont plantés de fleurs choisies pour leur fragrance. Les plantes sont taillées en forme de boule, cône ou chapeau chinois selon la règle des trois-tiers (1/3 de la hauteur pour le contenant, 1/3 pour le fût, 1/3 pour le feuillage).

Les caisses « Versailles » sont peintes en deux tons de vert, à l’instar des faces interne et externe de la feuille de l’olivier. L’ensemble des huisseries (bancs, fenêtres, …) sont peintes en Ocre Jaune, couleur traditionnelle des Orangeries (Versailles). Les vases d’Anduze de couleur verte ou flammée ont été réalisés spécialement pour le Château de Saint-Loup et en portent le chiffre. L’exploitation des agrumes et plantes permettait d’avoir sa propre production : parfums, liqueurs, huiles essentielles, confitures, fruits confits,… 

La Cour de l’Orangerie est la représentation du jardin d’Eden, lieu de tous les délices dédié aux plaisirs des sens. Dans l’Antiquité elle se nomme Jardin des Hespérides. Sa restauration a été menée grâce au soutien de la Commission Européenne et de l’Etat selon les recommandations de Joel Cottin, Jardinier en Chef du Château de Versailles, avec la collaboration des Pépinières Fourny (Corse). Les plantes et agrumes sont rentrés durant la seconde quinzaine d’octobre dans l’Orangerie maintenue à dix degrés environ et pourvue d’un éclairage artificiel pour suppléer la lumière du jour. Les végétaux sont arrosés une fois par mois si nécessaire (caisse de 70 cm = 5 litres, caisse de 50 cm = 2 litres, vase d’Anduze = 3 litres). Pendant cette période, on s’occupe du rencaissage. Aucun traitement ne doit être fait à l’intérieur de l’Orangerie, à l’exception d’une petite fertilisation en mars pour une sortie dernière semaine d’avril. 

La sortie des plantes est un moment important. Il faut disposer les caisses et les vases au cordeau, les aligner, les mettre à niveau, brancher l’arrosage automatique en goutte à goutte. Cet arrosage s’effectue le matin ou le soir, additionné d’éléments fertilisants (Azote – Acide Phosphorique – Potasse). Une fois sortis, les plants sont taillés légèrement, avec beaucoup de minutie, au sécateur ou avec les ongles. L’accent est mis sur l’ornemental (feuillage). En mai-juin, débute la floraison.

On cueille alors les fleurs pour fabriquer des parfums, des liqueurs, des huiles essentielles. On laisse fleurir l’agrume, mais on contrôlera la phase de fructification. Sur une inflorescence de 4 fleurs, on n’en gardera qu’une. Cette période (juin) s’appelle la nouaison. On évite ainsi un excès de fruits qui défavoriserait le port ornemental de la plante : le feuillage doit primer sur le fruit.

Localisation des plantes et précisions Année 1997, schéma : Plan de la Cour de l’Orangerie. Aux quatre coins des carrés, dans des vases d’Anduze : Bigaradier (oranger amer), citronnier.

Le long de la façade de l’Orangerie : 3 Limetiers de Tahiti greffé sur Poncirus, 4 Citronniers Meyer, 3 Kumquat.

Plantes en pots : Daturas, 2 (gros) blancs (à l’entrée), 10 (petits) blancs, 2 roses, Jasmin Sambac, Solanum Jasminoides, Callistemon Loewis rose opale, Plumbago bleu-blanc.

Parterres : Tabac d’ornement blanc, Verveine rose.

Le long des murs : Espaliers alternés d’arbres fruitiers et de vignes. Au-delà du portail menant au parc boisé : Palmier Chamaerops excelsa.

Carré A :

1. Bougainvillée violet
2/3. Pomelo Star Ruby
4. Bougainvillée violet
5. Grenadier à fleurs rouges
6/7. Clémentinier
8. Grenadier à fleurs rouges
9. Callistemon Loewis
10. Citrus Limon 4 saisons
11. Oranger Sallustiana
12. Callistemon Loewis
13. Laurier Sauce
14/15. Calamondin
16. Métrosidéros

Carré B :
17. Bougainvillée violet
18/19. Pomelo Star Ruby
20. Bougainvillée violet
21. Grenadier à fleurs jaunes
22/23. Clémentinier
24. Grenadier à fleurs jaunes
25. Dipladenia
26. Kumquat
27. Poncirus
28/29. Jasmin O-cinalis
30. Calamondin
31. Calamondin
32. Jasmin à fleurs jaunes
Carré C :
33. Bougainvillée violet
34/35. Calamondin
36. Bougainvillée rouge
37/38. Calamondin
39. Métrosidéros
40. Laurier-Sauce
41. Rhyncospérnum Jasminoides
42. Poire du Commandeur
43. Citrange Carizo
44. Jasmin O-cinalis
45. Grenadier à fleurs jaunes
46/47. Mandarinier Satsuma
48. Grenadier à fleurs jaunes
Carré D :
49. Bougainvillée rose
50/51. Calamondin
52. Bougainvillée rose
53. Jasmin à fleurs jaunes
54/55. Calamondin
56. Jasmin O-cinalis
57. Plumbago
58. Mandarinier Murcotte
59. Mandarinier Blida
60. Plumbago
61. Grenadier à fleurs rouges
62/63. Citronnier 4 saisons
64. Grenadier à fleurs rouges
Espaliers des jardins de l’Orangerie.
Cognassier
Amandier
Vigne
Cep de chasselas
Cep de chasselas doré
Cep de muscat
Cep de muscat « Alexandrie »
Cep de muscat « Hambourg»
Vigne de Coignet
Vigne de Hambourg
Abricotier
Canino
Paviot
Prunier
Mirabelle de Nancy
Mirabelle
Poirier
Précoce de Trévoux
Poire William
Bergamote Clairgeou
Bergamote Esperen
Cerceau d’automne
Pêcher
Charles Ingouf
Reine des vergers
Madeleine de Courson
Pavie jaune.

 

Le jardin aux fleurs

Face à l’Orangerie, un portail s’ouvre sur un second jardin clos, le « Jardin de l’Orangerie », appelé ultérieurement « Jardin aux Fleurs », car on y cultivait au XIXe siècle des fleurs à couper pour la confection des bouquets du château dans la tradition des picking gardens anglais. Au centre, deux parterres formels, bordés de buis et ponctués sur le pourtour de plantes demi-tiges, forment le cœur de ce jardin à l’ordonnancement vertical, rigoureux et symétrique dans la plus pure tradition du XVIIIe siècle. Le long des murs, les espaliers présentent alternativement une vigne et un arbre fruitier. La technique de palissage au moyen de chevrons fichés d’un clou en tête, disparue de nos jours, constitue une véritable curiosité. Les chevrons sont disposés en quinconce pour permettre le palissage en forme de main ouverte, d’éventail, de palmettes, de I ou de U, et favorisent la circulation de l’air autour de la plante. Un puits à deux étages a été creusé pour les besoins du service des plantes de la Cour et du jardin de l’Orangerie.

 

Plantes du Jardin :

Lilas commun
Hibiscus
Laurier-sauce
Bignone
Lilas d’Inde
Arbousier
Houx panaché
Kaki
Bignone
« Mme Galen »
Hibiscus
« totus albus »
Cornouiller
Arbre de Judée
Bignone
« yellow trumpet »
Cytise
Triangle droit :
Houx commun
Arbousier
Hibiscus
Bignone
Figuier noir
Hortensia paniculé
Troëne doré
Feijoa sellowiana
Glycine de Chine
Hibiscus
« woodbridge »
Magnolia
soulangiana nigra
Photinia
Hibiscus
« oiseau bleu »
Arbre de Judée
Lilas d’Inde
Cytise

 

Fleurs selon la saison

Avril-Mai : Giroflées rose-mauve, rose rouge et rose rose, renoncules.
Juin-Septembre : mûfliers, tabac, anthémis rose. Fruitiers palissés : 81 sujets.

La Cour de la Ménagerie

Le pigeonnier du Château Troisième enclos du domaine dans le prolongement du Jardin aux Fleurs et de la Cour de l’Orangerie, la Cour de la Ménagerie complète harmonieusement la collection de fruitiers méditerranéens. Figuiers et grenadiers de différentes variétés s’épanouissent ici en buisson et en espaliers le long des murs restaurés, de part et d’autre du pigeonnier central (Fuye). Des lauriers blancs en cuviers de Biot ainsi qu’un grand mûrier noir (dont les baies servent de nourriture aux poules) ponctuent avec une fraîcheur et une douceur toute méditerranéenne la Cour de la Ménagerie.

Variétés palissées 

Figuiers : Marseillaise, Ronde de Bordeaux, Sultane, Dalmatie, Goutte d’Or. Grenadiers : Luteum à fleurs grosses doubles jaune pâle – Legrelliae à fleurs grosses doubles panachées orange saumon et blanc crème – Maxima Rubra à fleurs grosses doubles chiffonnées écarlate – Maxima à fruits violets – Provence à fruits rouge et fleur simple rouge orangé – Afghane à fruits noirs et fleur simple rouge orangé. Jujubier en buisson : Provence.

Jardin aux fleurs

(81 sujets)
Pêcher
Pêcher « Charles Ingouf »
Pêche « Pavie » jaune
Pêcher pêche de vigne blanche
tardive
Pêcher « Grosse Mignonne »
Pêcher « Madeleine »
Pêcher « Teton de Vénus »
Pêcher pêche
de vigne sanguine tardive
Pêcher « Reine des vergers »
Pêcher « Madeleine rouge »
Prunier
Mirabelle de Nancy
Reine Claude
Quetsche
Pommier
Reine des Reinettes
Brugnon
Gros Violet
Abricotier
Pêche de Nancy
Boulbon
Vigne
Cep de muscat
Cep de muscat «Alexandrie»
Cep de chasselas Doré
Cep de chasselas
Cep de chassselas doré
Vitis coignetiae, la vigne de coignet
Cep de muscat blanc

 

Le potager 

Derrière le château, entre le Thouet et le canal, l’immense étendue de verdure rectangulaire, d’une superficie d’environ 1,5 hectares, délimitée autrefois par un mur d’enceinte, retrouve sa fonction historique: celle de potager (non cultivé actuellement ) entouré d’un déambulatoire en terrasse, dont la partie gauche était autrefois plantée de charmes et la partie droite de marronniers.

Au-delà, se trouvait un boulingrin où l’on jouait à la boule (sorte de jeu de croquet). Jusqu’au Thouet, était planté, en fer à cheval face au Château, un quinconce d’ormeaux taillés bas. L’enceinte du potager long de 217 mètres et large de 73 mètres avait été prévue pour favoriser un « micro climat » tout en le protégeant des crues et des larcins. A cet effet elle était pourvue d’une grille en fer fermant à clef. Les murs de la prison du Donjon portent toujours des inscriptions gravées dans la pierre faisant état des larcins commis dans le potager : « emprisonné pour avoir mangé les poires du marquis ».

Il faut se souvenir qu’à cette époque le château vivait en autarcie. Le côté ornemental était pour l’agrément, car, selon la Quintinie, le très célèbre jardinier Poitevin du Roi Louis XIV, le rôle utilitaire de producteur de fruits et de légumes ne « nuisait nullement au délassement ».

Le potager se compose de 15 carrés et 6 rectangles: 648 arbres fruitiers, dont 48 variétés de poirier (Royal d’Hiver, Cuisse-Madame, Beau-Présent, Cassolette, Jalousie, Marquise, …) sont disposés en gobelets dans les bordures et en espaliers le long des murs. Le pourtour de chaque parcelle est bordé d’herbes aromatiques. En 1998, une partie du potager reconstitué préfigure l’ensemble. Il se caractérisera à terme par une collection unique de fruitiers et la réhabilitation de techniques de culture disparues. La restauration du potager est réalisée en collaboration avec l’architecte des monuments historiques François Jeanneau et la paysagiste Laure Quoniam..

Le canal et ses abords

Sur la route du canal

A l’arrière du Château, en se dirigeant vers la droite en direction du Pont de la Ménagerie, on aperçoit, au loin sur la hauteur, la masse boisée du Parc Forestier d’une superficie de 15 hectares, parcouru par des allées disposées en étoiles. On y accède par une succession de portails et une grille monumentale. En franchissant le Pont de la Ménagerie, on aperçoit au loin, sur la gauche, le Pavillon du Canal (1631) restauré en 1993. En face du pont, se trouve le portail d’entrée de la Cour de l’orangerie et, le long du canal sur la gauche, la Ménagerie (XVlle siècle) qui possède une cour dans laquelle se trouve la Fuye (ou colombier). 

La Ménagerie fait l’objet d’une restauration qui permettra de l’utiliser comme lieu d’accueil de séminaires et d’hôtellerie. 

Le Canal

Le canal est une construction typique des jardins du XVIIe siècle. Celui de Saint-Loup compte parmi les toutes premières créations de canaux mettant à profit une hydrographie particulière indispensable pour des raisons de drainage et d’évacuation des crues Il est pavé. 

Le Pavillon du Canal :

Ce pavillon carré fut édifié en 1631. On possède encore la facture de la charpente en dôme où « toiture à l’impériale » dans les archives. Il fut réaménagé intérieurement au XVIIIe siècle et c’est la décoration de cette époque qui a été retenue pour la restauration intervenue entre 1992 et 1994, car l’état du XVIIe siècle était moins connu. A l’intérieur, on remarque les banquettes servant de coffres pour masquer les systèmes de vannes du canal, les armoires cachées derrière les boiseries et le plafond peint d’un ciel nuageux. Ce pavillon a un rôle de communication entre les deux grandes parties des jardins: séparés par le canal. Il s’agit d’une des trois gloriettes du Parc, la seule qui soit restaurée totalement à ce jour, les deux autres étant le Pavillon d’Angle du Parc Forestier et le Puits situé entre la Cour et le Jardin de l’Orangerie.

Le verger

Le long du canal, après la Cour de la Ménagerie, on découvre le Verger qui s’étend en hauteur jusqu’à la limite du parc boisé, et les restes de la Glacière qui permettait de conserver les fruits à la saison chaude grâce à la glace découpée l’hiver dans le canal. 

Replanté successivement en février et en novembre 1997 d’après les plans et listes de plantes du XVIIe siècle, le verger se compose de 305 sujets de plein vent répartis en 10 espèces (amandiers, poiriers, pommiers, cerisiers, pruniers, pêchers, abricotiers, néfliers, cognassiers) dont 75 variétés anciennes souvent disparues et pour la plupart hors commerce. Trente six noisetiers, griottiers, néfliers plantés le long du mur sud du verger doivent être espaliérés sur chevrons.

Ah mon Dieu!, Mouille Bouche, Cuisse Madame, Sept en Gueule,…Le Verger à lui seul constitue un conservatoire de fruitiers aux noms évocateurs tant pour l’ouïe que pour les papilles, tel ce poirier nommé « Ah mon Dieu! » par Louis XIV en visitant ses jardins. Des variétés contemporaines proches de variétés disparues ou choisies pour leur intérêt botanique et/ou gustatif complètent la collection.

Fruitiers du verger

(305 sujets de plein vent)
Pommes
Court pendu rouge
Double rose
Faro
Drap d’or
Pomme fraise
De deux ans
Cardinal
Ribston pippin
Court pendu gris
Court pendu plat
Patte de loup
Pomme coing
Pomme à grelot
Pomme citron
Haute Bonte
Fenouillet anisé gris
Pruniers
Perdrignon
Damas de Tours
Reine Claude violette
Mirabelle tardive
Sainte Catherine
Reine Claude verte
Prune pêche
Prune de prince
Damas violet
Damas de Septembre
Madeleine
Drap d’or
Damas rouge
Poiriers
Seigneur Chaumontel
Beurré gris
Citron des Carmes
Bergamote Esperen
Epargne
Fleur Saint Augustin
Beurré d’Angleterre
Blanquette
Bergamote crassane
Cuisse Madame
Catillac
Sanguine de France
Forelle
Muscat allemand d’hiver
Doyenné blanc d’Argent
Besi de Chaumontel
Muscatellini poire
de Jésus
Saint Lézin
Saint Germain d’hiver
Chat rôti
Beurré rance
Muscat fleuri d’été
Petit blanc
Ah! Mon Dieu
Caillouat Rosa
Impériale à feuille
de chêne
Râteau d’Orange
Gilles o gilles
Virgouleuse
Martin Sec
Mouille Bouche
Rousselet de Reims
Messire Jean
Sept en gueule
Cerisier
Griotte

Réunie grâce à la collaboration des meilleurs spécialistes, la collection de fruitiers de Saint-Loup constituera, à son terme, un ensemble unique en Europe qui ne va cesser de s’enrichir avec le temps. La recherche s’effectue en Belgique, Allemagne, Angleterre, France, auprès de domaines, pépinières, collectionneurs, particuliers, historiens, … avec la collaboration du pépiniériste Eric Dumont. (Pépiniériste [Troyes – Aube] spécialisé depuis 1620, treizième génération.)

La volonté est de retracer l’évolution du verger depuis la Renaissance jusqu’au XVIIIe siècle en réunissant des collections historiques expérimentales : agrumes, essences rares, variétés oubliées, fruits d’ornement, de table, de cuisine, essences à parfum. Les collections sont réparties dans cinq jardins : Verger, Potager, Cour de l’Orangerie, Jardin aux Fleurs et Cour de la Ménagerie.

Saint-Loup, outre son intérêt esthétique et pédagogique, éveille les sens du visiteur et nous invite à remonter le temps dans la mémoire des jardins, « à faire rejaillir en nous quelque chose du fond des siècles »..